J'écoute : mes rêves ?
Je regarde : dans le vague ?
Je cite : "un souvenir heureux est peut-être, sur terre, plus vrai que le bonheur" ?
Je pense : aux possibles ?
Je rêve : à l'impossible ?
(mis à jour dimanche 30 septembre 2007 à 22:03)

31/08/2007

31/08/07 - 02:16

Les classiques (3)


La question racoleuse.
Ex. : « Hé, tu connais pas la dernière ?! »
Invariablement, la réponse tend vers :
« Non !? quoi ??? »
(Nous sommes tous d’irrécupérables commères.)

Mmmh… que dire de celle-là… les avis sont partagés, cela dépend un peu de ce qui vient ensuite !
Rentrer dans son jeu peut vous amener au pire, mais que ne ferait-on pas pour l’amour du ragot !… et puis certaines informations inattendues peuvent toujours se révéler utiles… bien qu’il faille parfois accepter de se sentir un peu sale de les avoir obtenues de cette façon !

« L. est homo ! Je le sais par C. qui a entendu M. raconter à Y. que F. l’avait avoué à G. !! T’y crois, toi ? C’est pas croyable, hein ? J’en reviens toujours pas, il a vraiment pas l’air d’une folle, pourtant… c’est dingue, ces pédés y en a vraiment partout, et le pire c’est qu’y en a qui le cachent bien… impossible de se douter… Regarde L., il parle normalement, il s’habille comme toi ou moi, il est même sympa… J’sais pas trop ce que j’vais lui dire, maintenant…
Enfin, n’empêche, faut qu’on fasse gaffe à nos culs, dorénavant !!
[rire gras et moults clins d’œil]
À qui le dis-tu… »
(Imbécile.)
Et oui… du désavantage d’être encore à moitié dans le placard : il faut parfois souvent supporter les plaisanteries bien lourdes des "hétéros" qui ne se rendent même pas compte que leurs propos trahissent leur propre fascination pour l’expérience homosexuelle…

« Attends c’est pas tout… L’autre jour, je discutais avec N., tu sais celui qui fait mannequin comme passe-temps ? Et bien il est pas net non plus, celui-là ! Figure-toi, ça va te faire marrer spécialement, j’sais plus comment on en arrive à parler de mecs bien foutus, bon, c’est pas un sujet de conversation normal, hein, mais on parle de ceux qui ont la côte ici, et là, il me sort : "ouais, c’est comme Qisuij, il est bogoss quand même, non ?" Voilà, ça te fait plaisir j’imagine, t’as un ticket si tu changes de bord !! [rire gras-double]
T’es con… et je te rappelle que N. vit avec sa copine.
– Ouais, enfin, ça veut rien dire, L. aussi il était avec une meuf. J’te dis, ça peut vraiment être n’importe qui ! Si j’te connaissais pas, je pourrais même te soupçonner maintenant !!
»
(Oui, t’es vraiment trop con, mon pauvre. Mais bon, pour aujourd’hui je te pardonne de m’avoir sali les oreilles, parce que savoir que N. me trouve beau, ça me rend aérien pour la journée !)

Voilà, comme quoi, c’est parfois bête de se fermer complètement aux ragots – on passerait à côté de certains détails qu’il serait dommage d’ignorer !

Exercices :
1- [exercice prioritaire sur tous les autres jusqu’à nouvel ordre] se renseigner au plus vite sur l’emploi du temps, les relations et les centres d’intérêt de N.
2- élaborer une tactique pour approcher N. et trouver des prétextes en béton afin de
3- ne pas se trouver au centre du prochain ragot.


La Question qui excite malgré soi

30/08/2007

30/08/07 - 00:49

Les classiques (2)


La question floue à champ indéterminé.
Ex. : « Quoi de neuf ? »
Réponse de mon petit cousin de 5 ans (il a de l’avenir, le gamin) :
« moitié de dix-huit. »

Bon, d’accord, c’est moi qui lui ai appris. (Il me remerciera un jour.)
Je déteste cette question.
Genre, je fais mine de m’intéresser à ton parcours, mais en fait, je n’ai pas la moindre idée de ce qui t’occupe en ce moment, et encore moins ce que tu m’as répondu la dernière fois que je t’ai posé exactement la même question… (et sur le même ton faussement amical, en plus.)

Malheureusement, j’ai passé l’âge de répondre "racine cubique de 729", et je subis inévitablement les affres du néant intersidéral qui tente de m’engloutir alors que je cherche désespérément quelque chose à raconter. Vite vite, un truc drôle, une anecdote originale, une grande nouvelle, un moment sympa passé dans la semaine…

Rien. Trou noir. Cette question me bloque. À chaque fois, et de manière stupéfiante. Qu’on me la pose, et je ne sais même plus ce que j’ai fait la veille au soir (bon, en général, c’est normal, parce que je n’ai rien fait…) ni quel livre je lis ou encore quel film j’ai vu la dernière fois au cinéma. Comme je ne regarde pas la télé, je ne peux pas non plus me rabattre sur une critique de l’émission-poubelle de la Une, sur laquelle tout le monde daube – mais qu’entretemps tout le monde a regardée…
Bref, je bafouille un « mmchépu… euhhh [ ] rien ? », d’une intelligibilité inversement proportionnelle à la beauté de mon interlocuteur, et la conversation, au lieu de prendre son essor vers un échange animé, s’étire mollement pour s’éteindre dans un silence gêné, malgré de vains soubresauts pour tenter de la sauver. (C’est à ce moment que mon interlocuteur prie de toutes ses forces pour que quelqu’un se pointe et le sauve, lui !)

Bon, je caricature un peu ! Parfois, je suis d’humeur communicative, et au lieu de me laisser enfoncer dans l’hébétude habituelle, je joue négligemment la carte de la routine, et je renvoie la question. Et oui, j’ai remarqué que les gens qui la posent le font dans le secret espoir de pouvoir, en retour, raconter les merveilles que leur vie leur apporte chaque jour. Ils sont donc d’autant plus heureux que je ne m’étende pas sur les platitudes de la mienne !

Exercices :
Chaque matin :
1- face à son miroir, poser la question fatidique, et s’entraîner à respirer calmement.
2- toujours face à son miroir, et une fois le vide intérieur maîtrisé, penser à quelque chose, n’importe quoi, et développer un monologue enjoué sur ce sujet (même s’il s’agit de la couleur délavée des poils de la brosse à dents.)
En cas d’entraînement insuffisant, et seulement comme dernier recours à la panique en situation réelle :
3- poser la question en premier.


La Question imprécise

29/08/2007

29/08/07 - 03:20

Les classiques (1)


La question phatique.
Ex. : « Ça va ? »
Réponses usuelles, pour ne pas dire rituelles :
« Ça va. Et toi ? – Ça va. »

Je déteste cet échange. Il ne veut plus rien dire.
Complètement creux, vidé de son sens.
Spécialement lorsqu’il s’arrête là.
À quoi bon s’enquérir de la santé de l’autre si c’est pour le faire tout en continuant son chemin du même pas pressé ? Parfois même, les réponses fusent – réflexes auxquels on ne fait plus attention – alors qu’on a déjà le dos tourné l’un à l’autre !

Et pourtant, c’est le plus souvent un passage obligé, minimum syndical de communication, pour entretenir un contact. Une forme de politesse (hypocrite?) motivée par un désir conditionné de sociabilité.

Et bien, non ! si je n’ai rien à dire, tant pis ! Je préfère encore me limiter à un vague "Salut", ou encore mieux, un signe de tête en passant, et en faisant semblant de téléphoner <-) (devrais-je avoir honte de cette tactique, dont j’abuse ?)
Ce n’est pas que je suis asocial (bon, ça m’arrive), mais quand on me demande si je vais bien, je ne veux pas que ce soit l’équivalent d’un « allô ? », et je ne veux pas m’entendre répondre contre mon gré par l’affirmative les jours où, justement, ça ne va pas, mais pas du tout !!
(dans ces cas-là, je retourne directement la question, bien sûr – mais n’anticipons pas sur les chapitres à venir !)

Évidemment, cet échange peut au contraire revêtir une signification, certes tout aussi vide de sens, mais beaucoup plus chargée d’intérêt, lorsque, par exemple, je serre régulièrement la main ce garçon magnifique et terriblement attirant, sans pour autant engager la conversation. (Je me demande même à chaque fois pourquoi nous continuons à nous dire bonjour de cette façon, puisque nous n’avons jamais été présentés, et que nous n’avons officiellement – i.e. aux regards des autres – aucune raison de nous parler… … c’est-à-dire que moi, bien sûr, je connais mes propres raisons !!!....)


Exercices :
1- s’empêcher, l’espace d’une journée au moins, de poser cette question-bateau.
2- si nécessité de communication avancée, tenter de formuler la demande d’une manière personnalisée et réellement investie.
3- à l’avenir, ne plus utiliser cette formule lorsqu’on a cure de la réponse.


La Question sans substance

28/08/2007

28/08/07 - 01:47

L'exclamation c'est bien aussi*


BON, fini la théorie fumeuse !
...
Dès demain, place à la pratique !!


Très pratique...


*... avec modération, tout de même.

27/08/2007

27/08/07 - 02:25

De la Question (3)

Et enfin, quoi de plus excitant ?

La question est une fenêtre sur la nouveauté :
Plaisir de la curiosité, plaisir de l’expectative – que vais-je apprendre ?
Mais aussi pour le contact, l’élan vers l’autre – qui va me répondre, et quoi ?

Bien sûr, on peut aussi s’angoisser de cette incertitude, et ne souhaiter qu’une chose en la posant – la réponse va-t-elle me rassurer ?

La question est donc l’expression du manque, du déséquilibre – un homme complet ou achevé ne sentirait pas le besoin d’en formuler, et d’ailleurs cet homme-là, s’il existe, c’est probablement qu’il est… mort !
La question, c’est simplement la vie, vous ne croyez pas ?

En tout cas, c’est la mienne !

26/08/2007

26/08/07 - 00:38

De la Question (2)

Et quoi de plus enrichissant, ensuite ?

Les conséquences positives inhérentes :
ouverture aux autres, écoute et attention.
Une question – et en décryptant de nouveaux points de vue, vous comprenez d’autres manières de penser.
Évidemment, il y en aura toujours qui n’y verront que l’occasion d’étaler leurs propres réponses…


Question, pilier de la communication


25/08/2007

25/08/07 - 00:21

De la Question

Et quoi de plus fascinant qu'une question, d'abord ?
...
Le champ des possibles, l'explosion des hypothèses, l'imagination débridée : les plaisirs de l'esprit que l'on peut en retirer sont infinis -- et pourtant... on se presse généralement de lui trouver au plus vite une réponse (si possible LA réponse), unique et pertinente, qui satisfera la raison...
Quand l'efficacité et la rentabilité finissent par modeler aussi nos pensées, c'est finalement si triste d'être rationnel !

24/08/2007

24/08/07 - 01:15

Question du jour

Mais y aura-t-il seulement quelqu'un pour me lire ?
...
...
Mmmmh... pas sûr...
... et à la réflexion, il faudra sans doute que je songe à poster autre chose que des points d'interrogation !
Quelque chose d'intéressant, peut-être ? ... de fédérateur ? ... de polémique ? ... de comique ??
Pas facile de trouver son style ! D'autant que tous les créneaux semblent être "pris", et par des Maîtres du genre, apparemment !
Bah, j'imagine qu'il y aura des ratés, au début... Là aussi, j'aurai à creuser...
Quoique... rester soi-même est certainement la meilleure façon de se faire sa petite place ici (ou ailleurs, du reste...)
...
Alors si ça doit passer par des points d'interrogation, et bien... pourquoi pas !

22/08/2007

22/08/07 - 23:27

Première question

Mais qu'est-ce que je viens faire là, moi ?